André Nigou André NIGOU travaillait depuis l’âge de 16 ans comme Charron avec son père, mais le métier tendait à disparaître avec l’apparition des pneus. Alors il se lance dans la menuiserie et la charpente, il se formera 1 an en apprentissage auprès de Jean GUIRBERT de Maurs avant d’acheter ses premières machines et créer sa menuiserie en 1961.

A l’époque sur Leynhac, une dizaine de personnes vivaient de ce métier sur 4 entreprises : les Frères MELZAC, Antonin ROQUES du Sol, Louis BAC du Mazet et André NIGOU. Il faut dire que l’on n’achetait rien, tout était fait par les menuisiers, de la porte d’entrée ou d’intérieur, des fenêtres, des parquets à la charpente. Son carnet de commande était bien rempli dans tout le Canton de Maurs, et la plupart des maisons leynhacoises ont l’empreinte de cet artisan.

Comme tout menuisier, il préfère travailler le chêne mais aussi le Châtaignier. Son plus grand souvenir, et il s’en souvient comme si c’était hier : sa premier maison en 1964, celle de Paul BIGAND à la Bouygues Albos, où son premier escalier tournant lui a donné des insomnies, et pour avoir le résultat sur place le plus vite possible, c’est à 5 heures du matin qu’il le termine et le monte. Pour fêter le travail accompli, le Père de Roger BALDY lui offre même le champagne . . .

En 27 ans de carrière, ce n’est pas moins de 53 maisons neuves qu’il a équipées, sans parler des restaurations. Sans oublier notre salle des fêtes, à l’époque André était 1er adjoint au côté M. CIPIERE, le Maire, et lors d’une réunion du conseil il demanda aux conseillers de l’aider pour la levée et la pose des solives et la couverture. En contre-partie, il ne compterait pas les heures de travail. C’est ainsi qu’avec l’aide de son employé, Michel CAUMON, ils ont posé les fenêtres, les portes, et confectionné le préau, le tout bénévolement. Nous pouvons donc les en remercier.

Table basse en bois d'André NigouMême à la retraite, André n’arrête pas de travailler le bois, il confectionne toujours des tables basses pour le Quine des aînés ou pour quelques amis.

Dès le début, il devient aussi Maître d’apprentissage. Il le dit lui même sa plus grande satisfaction, c’est quand ses apprentis avaient leur CAP. Il en a formé 5 presque en même temps : Le dernier à être parti en 1988, c’est Olivier ROQUES de Montplaisir, avant lui Didier et Jean-Luc GUIRBERT de La Moneyrie et René MERLET de Boisset. Ils ont pu apprendre le métier au côté d’André.

Le premier à avoir travailler en tant qu’apprenti puis salarié avec André en 1969, ce fut Michel CAUMON de la Goutte et c’est tout naturellement lui qui reprit la suite après le départ à la retraite d’André il y a tout juste 20 ans.

Michel CAUMON s’est installé à son compte en 1989, a racheté quelques machines à André et à fait construire son atelier au Sol. Son seul plaisir, c’est de travailler le bois, et ses travaux les plus fréquents sont les toitures, les escaliers et les fenêtres. Il considère André comme son « mentor », il a tout appris de lui et ça il ne l’oubliera jamais. André a su transmettre sa passion, ses valeurs et son savoir-faire et Michel les applique quotidiennement dans son travail.